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    Site créé le 23/01/2009

 Le déclencheur de cet article a été le décès d’Antoine Fouriot ci-dessous.

.

 

Transcription :

 

Cejour d’huy vingt cinq du mois de juillet de

l’an mil sept cent cinquante neuf nous soubsigné

Cjhutin prêtre et curé d’hareville avons enregistré

L’extrait mortuaire de feu antoine fouriot

notre paroissien décédé en la paroisse d’Onhaye

diocèse de Namur comme il suit.

extractum e registro mortuarum ecclesiae

parochiali d’Onhaye dioccesis et comitatus

namurcensis de anno domini 1759 decima

tercia julii consuetis sancta ecclesia sacramentis

praemunitus obiit antonius fouriot cujus corpus

in cemeterio sepultur est ; ita haberi in dicto

registro ego infra scriptus attestor, in quorum

fidem has propria manu subscriptas ac ecclesiae

nostrae parochialis sigillo munitas dabam

in Onhaye hac decima quarta julii 1759

JB Lambert pastor un Onhaye.

fait Le dit jour vingt cinq julliet mil sept cent

Cinquante neuf. CJ Hutin curé d’hareville

 

Traduction de la partie latine :

 

Extrait du registre mortuaire de l’église paroissiale d’Onhaye diocèse et comté de Namur, 13ème juillet de l’année du Seigneur 1759. Antoine Fouriot dont le corps a été inhumé dans le cimetière, est mort muni des sacrements ordinaires de la Sainte Eglise ; [ j’ai alors attesté par ces écrits au bas du registre, en foi de quoi j’ai livré ces écrits de ma propre main munis du sceau pour l’église de notre paroisse ] à Onhaye ce 14ème juillet 1759. J B Lambert pasteur à Onhaye.  [ ...] traduction approximative.

 

Quelques remarques sur ce texte : Antoine Fouriot est mort le 13 juillet 1759 à Onhaye, commune située en Belgique, au sud de Namur, à plus de 200 km de Harréville. Il avait cependant réussi (verbalement ou par des papiers d’identité) à indiquer son lieu d’origine au pasteur Lambert, lequel a fait parvenir à son confrère Hutin l’information qui lui est parvenue une dizaine de jours après. Nous ne connaissons pas l’âge d’Antoine Fouriot, ni la cause de son décès (accident ? mauvaise rencontre ? maladie ?), ni l’objet de sa présence à Onhaye mais on peut imaginer que c’était pour des raisons professionnelles car il était marchand (cf dernier document).

 

          Mais l’objet du présent article n’est pas ce fait divers. Antoine Fouriot était l’époux de Claire Maulbon (parfois écrit Maubon, Molbon, Mobon). C’est elle qui a servi de fil conducteur des recherches en amont et en aval de ce mois de juillet 1759 sur une trentaine d’années.

 

1746 (approximatif car non noté dans le registre paroissial), naissance de Pierre dans une commune autre que Harréville. Il décède le 1er août 1758 « âgé de 12 ans environ ».

 

1750 – 1755 (dates approximatives), naissance de Claire. On retrouve sa trace le 2 janvier 1771 à l’occasion d’une déposition de plainte pour avoir été battue par deux autres femmes. Elle est notée « fille enneresse (= aînée) de feu Antoine Fouriot et de Claire Molbon ». Elle vit à cette époque chez son beau-père et sait signer ce qui sous-entend une scolarisation. (A.D 52 : E dépôt 718).

 

1758 (décembre approximatif), naissance de François. Il décède le 4 octobre 1759, « âgé de 10 mois environ ». Claire Maulbon a donc perdu à deux mois et demi d’intervalle son mari et son fils et elle est enceinte du suivant.

 

12 février 1760, naissance de François-Antoine « fils posthume de feu Antoine Fouriot et de Claire Maubon ». Sa conception précède le départ du père pour son dernier voyage en Belgique. L’enfant décède le 2 juin 1763 ailleurs qu’à Harréville puisque le curé Hutin avait noté dans la marge, à côté de l’acte de naissance : « obiit die 2e junii 1763 » (mort le 2e jour de juin 1763).

 

31 décembre 1763, fiançailles de Claire Maulbon et Charles Garnier.

 

10 janvier 1764, mariage de Claire et de Charles, cultivateur et aubergiste. Il était originaire de Romain-sur-Meuse et veuf de « defuncte Elizabeth Gouvenot ». Il s’agit donc d’un remariage de deux veufs. « les époux ayant déclaré ne scavoir signer ».

 

20 septembre 1764, naissance de Marguerite Garnier.

 

30 janvier 1766, naissance d’Anne. Elle décède le 5 juin de la même année.

 

12 janvier 1767, naissance de Jean-Baptiste. Il décède le 31 mai de la même année.

 

22 avril 1769, naissance de Françoise. Elle décède le 8 janvier 1770.

 

 

18 mai 1772, naissance d’Elizabeth.

 

8 février 1774, fiançailles de Claire Fouriot, la fille d’Antoine Fouriot et de  Claire Maulbon, avec Germain Habert.

 

9 février 1774, mariage de Claire et Germain. Ci-dessous l’acte établi par le curé Hutin. La lisibilité est excellente.

 

 

 

 

 

Remarque : Claire et Germain étaient mineurs, c'est-à-dire qu’ils n’avaient pas atteint l’âge de 25 ans pour Claire et 30 ans pour Germain. A titre indicatif, la majorité matrimoniale (âge au-dessus duquel le consentement des parents n’est plus exigé par la loi pour se marier) avait été fixé par l’Ordonnance de Blois en 1579. Cette majorité fut ramenée à 21 ans pour les deux sexes à partir du 2 septembre 1792. (Source : site majorité  dans Google )

 

1746 – 1774 semblent être les dates butoires de cet article car les registres paroissiaux de la commune semblent muets en amont et en aval. Peut-être serait-il possible d’en savoir davantage par les résultats des recherches du cercle généalogique et déposés aux archives départementales...

 

Bilan connu de cette tranche de vie de presque trente ans : Claire Maulbon aurait eu 9 enfants : 4 garçons et 5 filles. 6 sont morts (4 garçons et 2 filles). Restent 3 filles : - Claire, issue du premier mariage, qui s’est mariée en 1774.

                         - Marguerite et Elizabeth issues du second mariage.

 

 

Cette comptabilité n’est peut-être pas (probablement pas ??) définitive. Ce qui est frappant en parcourant les pages des registres paroissiaux, c’est la quantité importante des baptêmes et surtout des décès de nourrissons et d’enfants en bas âge.

 

                          Marcel Frantz . 1er mars 2010. 

Vendredi 26 Mars 2010 à 16h53 dans ArticlesPoster un commentaire

 

Le dimanche 28 mars 2010, en remplacement du 14 mars initial réfuté pour cause d’élection, les membres de l’association « Les lilas Blancs » étaient tous sur le champs dès 6 heures du matin pour accueillir et placer les exposants de la deuxième brocante du club.

C’était  compter sans la pluie et le mauvais temps qui se sont unis pour essayer de gâcher la fête.

Peine perdue, ceux qui ont annulé leur venue en seront pour leur frais car, mine de rien, les « affaires » entre vendeurs et acheteurs ont été assez bonnes et la bonne humeur de tous n’a pas été perturbée par cette pluie incessante.

Bien sûr, tout le monde aurait aimé un soleil radieux et un sol sec mais il faut faire avec les éléments qu’heureusement, nous ne pouvons encore pas maîtriser.

La buvette et les barbecues se sont improvisés centre de la manifestation et on dira que c’était très sympathique, voire même de bon aloi.

Les bénévoles du club sont restés fidèles à leur détermination et déjà on parle de la brocante de l’année prochaine.

Bravo pour l’optimisme de tous  et un grand merci à ceux qui ont inventé et mis au point les tissus imperméables. 

Mardi 30 Mars 2010 à 11h31 dans Articles1 commentaire(s)