• Il est un moment annuel, renouvelable chaque année et sans contrainte, celui des vœux que chacun exprime selon son caractère, sa personnalité et surtout son interlocuteur et c'est justement le moment pour 2021.

    Bien sûr, on peut se servir de ce que la technologie à apporter à notre quotidien par les signaux numériques transportés à grand frais méconnus, d'empreinte carbone aux quatre coins du monde  (encore que pour trouver quatre coins à une terre de forme sphérique, ça ne va pas être facile), on peut les signifier de vive voix mais aussi, en écrivant et c'est cette méthode qui a ma préférence.

    Quel plaisir, je dirai même, quelle jouissance de s'emparer de son stylo plume, qu'il provienne de la grande surface du coin ou qu'il soit de la marque à l'étoile blanche, ce qui compte ce sont les mots, les phrases écrites avec le cœur en direction du destinataire qui ressentira plus qu'une satisfaction de lecture, une communication des cœurs.

    Le verbe a été de tous temps le moyen de communiquer, d'enregistrer et de transmettre depuis les dessins des grottes, en passant par les parchemins, les papiers Velin, les imprimantes et les écrans et il faut qu'il le demeure.

    Je suis toujours touché quand je reçois une carte de vœux, joliment dorée sur les bords dans une enveloppe de couleur ou, et c'est ce qui déclenche ces quelques lignes, par un simple courriel qui m'a électrifié par son texte, c'est vrai, mais surtout parce que j'y ai ressenti des sentiments, bien évidement personnels et liés à la personne de mon Ami, que les simples paroles ne peuvent porter.

    En dehors de ces considérations personnelles je voudrai vous le faire partager pour son écriture, son humour, sa vérité et son fond.

    Aldebert se dévoile un tout petit peu et se dit qu'il peut partager avec ses lecteurs quelques traits de son image, lui qui comme tant d'autres, a passé les fêtes confinées dans une solitude qui peut, quelques instants, être bien pesante et qui dans son cas s'est exprimée dans la musique le soir de Noël et c'est cette composition qu'il met à votre écoute, sans autre prétention que celle de partager quelques notes.

     

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    Les vœux de mon ami

     

    2020 s'en est allée, toute seule, dans la nuit, le froid et l'humidité. Sans beaucoup de tambours ni davantage de trompettes, esquivant tant bien que mal quolibets, injures, cailloux et épluchures de pommes de terre. Il faut dire qu'elle nous aura tout fait celle-là : incendies, inondations, attentats, violences de toutes espèces, Didier Lallement, virus (sans lien de cause à effet avec le précédent nommé), misère et angoisse pour pas mal de monde. A son actif toutefois, l'hilarant épisode du zizi de l'ancien porte-parole du gouvernement, celui qui ne voulait pas parler à ceux qui clopent et roulent au diesel.

    2021 est arrivée sur la pointe des pieds, histoire de dire qu'elle ne voulait pas déranger, qu'elle ne faisait que passer et que pourtant elle voulait bien faire ce qu'elle pouvait;

    Et bien vas-y jeunette, montre-nous ce que tu sais faire. Nous, on va te dire ce qu'on veut et non plus ce qu'on souhaite :

    On veut du bonheur, un peu chaque jour, de la santé, juste de quoi ne pas être malade, voire péter le feu, apporter un peu de compassion à ceux qui souffrent, loin et qui veulent venir près, si près, on veut de la fermeté contre ceux qui pensent que le bonheur réside dans la soumission et l'obscurantisme,

    On veut des sourires pour supporter tout ça, des rires pour oublier tout ça.

    On veut aussi retrouver les copains, boire un coup avec eux, écouter de la musique et danser avec les femmes, si elles le veulent bien, qu'elles portent des mini-jupes, si elles le veulent, pour qu'on puisse rêver, qu'elles arborent des décolletés, vertigineux ou pas, comme elles le décident, pour qu'on se souvienne un peu de notre jeunesse, mais surtout retrouver leurs sourires. Même s'ils ne nous sont pas directement destinés, on en volera un peu, un tout petit peu, à nôtre âge, ce sera déjà beaucoup.

    On veut aussi faire des bisous aux enfants quand ils viennent nous voir pour nous raconter leur dernière bêtise, ou pour les consoler quand ils sont tristes.

    On veut qu'il soit apporté de la reconnaissance à tous ceux qui nous soignent et dont certains pensent que leur dévouement suppléera la modicité de leurs revenus, mais également à tous ceux qui exercent les métiers les plus ingrats, mais sans lesquels on ne pourrait pas vivre.

    On veut aussi que les forces de l'ordre redeviennent des gardiens de la paix et que nos soldats reviennent tous, très vite.

    On veut aussi qu'on arrête de nous prendre pour des cons, de nous mentir, parce qu'à force, ça finit par se voir.

    Et dire aux institutrices et leurs assistantes de l'école de ton village que l'on compte tellement sur elles pour le bonheur de leurs écoliers et donc du nôtre, qu'elles sont si charmantes que nous aimerions bien leur faire une bise.

    Aldebert, si tu vois autre chose, tu rajoutes, et je passe commande.

    Que la vie te soit aussi douce que possible. Dans une campagne aussi belle, on devrait s'approcher de quelque chose qui ressemble un peu au bonheur.

    Porte toi bien, continue ton blog, si tu en es d'accord, et ayons pitié des grincheux, ils sont déjà tellement malheureux.

    Jean-Louis


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