• <o:p>   </o:p>

    <o:p>                  

     

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    Voici une double page datée de 1785 sur lesquelles le curé de l’époque, Charles Joseph Hutin a rapporté deux décès et deux baptêmes. La lisibilité reste facile.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

                Transcription de l’acte du premier baptême (page de gauche en bas et de droite en haut).<o:p></o:p>

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    Pierre fils de françois etienne fouriot<o:p></o:p>

    Marchand demeurant à hareville et de<o:p></o:p>

    Marie Lembert l’un et L’autre originaire du<o:p></o:p>

    Dit lieu Ses pere et mere par légitime mariage <o:p></o:p>

    est né à minuit du [vingt neuf au trente<o:p></o:p>

    avril mil sept cent quatre vingt cinq et<o:p></o:p>

    a été Baptisé le dit jour trente avril par]                    […..] = partie barrée<o:p></o:p>

    trente avril au premier may mil sept cent<o:p></o:p>

    quatre vingt cinq, et a été Baptisé ce dit<o:p></o:p>

    jour premier may par moi charle joseph<o:p></o:p>

    hutin curé d’hareville soussigné, il a eu<o:p></o:p>

    pour parrein pierre Guillery le fils,<o:p></o:p>

    jeune garçon demeurant au dit hareville, et<o:p></o:p>

    pour marreine Genevieve Lembert jeune fille<o:p></o:p>

    demeurant au même lieu  Sa tante maternelle<o:p></o:p>

    qui ont signé avec moi, le pere absent, le présent<o:p></o:p>

    acte redigé à L’instant du bapteme, lecture<o:p></o:p>

    faite approuvée la rature de quatre mots à <o:p></o:p>

    la cinquieme ligne et de la sixieme et<o:p></o:p>

    septieme ligne entieres.    guillery<o:p></o:p>

    Jenev(..eive) Lambert      hutin curé d’hareville.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

                Alors qu’il écrivait l’acte de baptême, le curé s’est trompé d’un jour. Il l’a aussitôt barré et a fait approuver cette rature par les parrain et marraine de l’enfant. Il a également noté l’absence du père, marchand de son état. Généralement le mot « marchand » désignait un colporteur à Harréville. François-Etienne était probablement parti sur les routes comme d’autres « marchands » Harrévillois.<o:p></o:p>

                On peut noter au passage que l’orthographe du curé était très proche de l’actuelle si l’on excepte quelques libertés avec l’accentuation et les majuscules. La signature hésitante de la marraine indique une scolarisation ancienne. (Il y avait une école de filles tenue par des soeurs à Harréville). Elle signe « Lambert » avec « a », alors que le curé a écrit à deux reprises « Lembert » avec « e ». Ces différences orthographiques à quelques lignes d’intervalle étaient courantes et ne gênaient personne.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    …… 20 ans après<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

                En 1789, Pierre Fouriot avait 4 ans ; en 1793, sous la Terreur, il avait 7 ans. En 1804, il était conscrit de l’an 14.  ( Pour mémoire : le 2/12/1804, Bonaparte devient empereur des Français. 21/10/1805, défaite de Trafalgar. 2/12/1805, victoire d’Austerlitz). Le 4 novembre 1805, Pierre Fouriot est dispensé définitivement de service militaire comme l’atteste le texte ci-dessous extrait des archives communales.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

                Empire français n° 168. Dispense définitive. Le conseil de recrutement du departement de la haute-Marne en vertu de l’article XLIII du décret impérial du 8 fructidor de l’an 13 (26 août 1805) sous l’autorisation du ministre de la Guerre accorde une dispense définitive de service au sr. pierre fouriot conscrit de l’an 14 natif d’haréville, y demeurant departement de la haute-Marne, taille d’un métre 586 millimétres cheveux et sourcils chatains, yeux bleux ; front couvert, nez gros, bouche, petite menton pointu, visage rond, taché de rousseurs, né le 30 avril 1785 lequel est infirme…<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

                Le texte apporte une description physique sommaire de Pierre Fouriot mais reste muet sur l’infirmité dont il souffrait.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

                Une recherche plus complète permettrait sans doute de retrouver des traces de ce personnage (au moment de son mariage, des naissances ou décès de ses enfants, au détour d’un fait divers, à l’occasion de son inhumation…) Ce n’est pas l’objet de cette rubrique dont la seule ambition est de présenter une sorte de patchwork de tranches de vies, quelques pièces éparses de l’immense puzzle qui constitue l’âme du village, ou son identité pour employer un mot à la mode, voire « tendance ».<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

                                                                                                               Marcel Frantz<o:p></o:p>

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